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#311 : Sans défense

 

Le Lieutenant Elisabeth Lane abat un diplomate turc pour lequel elle travaillait. Elle invoque la légitime défense. Harm est chargé d'enquêter.

Popularité


4.67 - 3 votes

Titre VO
Defenseless

Titre VF
Sans défense

Première diffusion
09.12.1997

Plus de détails

Réalisateur: Tony Wharmby
Scénariste: Kimberly Costello

 

311 / SANS DÉFENSE

 

 3H30GMT – GEORGETOWN – WASHINGTON D.C.

Un homme au fort accent étranger présente des excuses pour son attitude un peu inconvenante à une jeune femme, les cheveux mouillés en pagaille, qui se tient devant une collection de poupées de porcelaine. Un beau setter blanc tacheté de noir aboie et montre les crocs. L'homme suggère que l'animal n'aime pas son uniforme, il ouvre un réfrigérateur, en extrait une assiette de viande froide qu'il dépose à terre, à l'intention du chien ; il propose à la jeune femme de partager un verre de vin. Elle affiche un air inquiet et reste muette. L'homme s'empare d'une bouteille rangée dans un casier et d'un torchon et se dirige vers la femme. Il lui reproche de gaspiller son talent au service de l'aéronavale des États-Unis. Mademoiselle LANE est simplement couverte d'une serviette de bain. Elle brandit un revolver. Un coup de feu retentit, il a tué l'homme.

 

 12H30GMT – QG du JAG – FALLS CHURCH – VIRGINIE

L'Amiral expose que le colonel Behrouz HASAN, diplomate turc, attaché militaire auprès de l'OTAN, très décoré dans son pays et très estimé des États-Unis a été mortellement blessé par balle par l'enseigne Élisabeth LANE, officier informaticien affecté à l'ambassade turque depuis deux mois et chargé de la mise à jour du système informatique. L'enseigne fait plus que reconnaître les faits, elle les assume entièrement et a même fait une déposition à la police, appelée par un voisin ayant entendu le coup de feu ; pleinement consciente de ses droits elle a remis son arme. Le capitaine RABB, renseigné sur la régularité de la procédure s'enquiert du mobile : ce serait, aux dires de l'Amiral et de ce qu'il sait de l'affaire, un cas de légitime défense. Il confie le dossier à Harm avec mission de le traiter rapidement et en douceur, en tenant compte de la position stratégique de la Turquie face aux périls du Moyen-Orient.

Sur le plateau, le capitaine interrompt Bud qui délègue à Harriet la fin de la frappe de sa déposition et il suit Harm dans son bureau afin de l'accompagner en prison. Intervient Mac qui demande pourquoi elle n'est pas sur le cas et manifeste une certaine jalousie. Harm déteste cette attitude et la plaque là. Il fait néanmoins demi tour et l'invite à les suivre si ça la tente, ils auront peut-être besoin d'un troisième avis. Elle ne se le fait pas dire deux fois et affiche même un air enchanté.

 

 14H40GMT – PRISON DE L'AÉRONAVALE – WASHINGTON D.C.

Harm commence l'interrogatoire de l'enseigne par sa tenue vestimentaire le soir du crime, elle ne portait qu'une serviette de bain autour du corps quand elle a invité le colonel à entrer dans son appartement. La jeune femme, très manifestement troublée, nie puis se reprend : elle était, certes, très peu vêtue mais n'a pas invité l'homme à la suivre. Elle raconte comment deux coups de sonnette l'ont obligée à sortir de sa douche : elle a cru qu'il s'agissait de Madame HEIDEGER, une voisine âgée à qui il arrive de confondre les interrupteurs, elle a donc ouvert la porte d'accès à l'immeuble puis celle de son appartement afin de s'assurer que la vieille dame rentre bien chez elle. C'est là qu'elle a vu qu'il ne s'agissait pas de Madame HEIDEGER mais du colonel HASAN. Elle ne l'a pas invité à entrer, au contraire, elle a refermée sa porte, lui indiquant qu'elle devait aller se vêtir davantage. Sur une question de Mac, elle avoue n'avoir pas alors verrouillé la porte de son appartement derrière elle, afin de ne pas vexer le diplomate. Il l'a rouverte lui même et a suivi la jeune femme à l'intérieur. Harm veut savoir avec précision ce qui s'est ensuite passé mais l'enseigne ne se souvient pas, tout est allé trop vite. Se souvient-elle de s'être sentie gênée d'être nue ? Elle avait peur. Où a-t-elle pris son arme ? Dans sa table de nuit, sans doute, mais comment s'y est-elle rendue ? A-t-elle appelé à l'aide, elle ne se souvient pas ? Pourquoi n'a-t-elle pas pris la fuite ? Elle ne sait pas. Le capitaine veut des réponses que la jeune femme est incapable de donner et il commence à douter : il n'a rien pour sa défense ; c'est Mac qui tente de recentrer le débat mais ils se heurtent au sentiment intense et inexpliqué, pour l'instant, de crainte ressenti par l'inculpé alors qu'aucun élément objectif du comportement de la victime ne justifie cette peur.

Harriet et Bud arpentent les couloirs, encombrés d'enfants hurlants, d'un motel, à la recherche de leur chambre qu'ils trouvent enfin. Il semblerait que tout l'immeuble de Bud ait dû être évacué en vue d'une éradication de cafards ! L'enseigne doit s'en aller, elle a encore du travail mais promet au lieutenant de revenir le soir : il a eu une pizza gratuite pour deux achetées et le câble diffuse le film « Sauvez Willy » ! Ils échangent un rapide baisé enflammé et, trop heureux de cette promesse, Bud s'en jette sur le lit en riant.

Dans son bureau, Mac examine à l'écran le dossier de l'enseigne LANE pendant que Harm, dans un fauteuil, résume les états de service élogieux du colonel HASAN. L'enseigne a aussi un bon dossier...mais il ne tient que sur une demie page. Aucun des deux protagonistes n'a d’antécédents de violence et le capitaine suggère, en se levant, de demander une évaluation médico-psychologique de l'accusée. Mac s'y oppose, elle suit le capitaine dans son bureau en lui reprochant de ne pas croire sa cliente. Mais il n'y a rien à croire puisqu'elle n'a rien dit ! Et l'instinct, propose Mac. Harm croit au sien, au tribunal, au cours de ses enquêtes ou lorsqu'il pilote. Harm émet une moue dubitative qui a pour effet de mettre sa partenaire en colère : l'instinct est bon quant il s'agit du sien mais pas lorsque c'est celui d'une femme qui est en cause ! Mac est catégorique : si l'enseigne LANE s'est sentie en danger, c'est qu'elle y était !

Dans leur chambre d'hôtel, Harriet a rejoint Bud pour la soirée. Il a hésité sur la couleur du vin à choisir pour accompagner la pizza et a finalement opté pour du champagne. Il achève de monter des coupes en plastique et...laisse échapper le bouchon de la bouteille quand il découvre l'enseigne sortant de la salle de bain en tee-shirt et bermuda court. Le bouchon heurte la jeune femme au front et elle s'effondre sur le lit en se tenant la tête. Bud se précipite pour lui appliquer de la glace. Ils veulent s'embrasser mais elle a mal à la tête. Ils vont donc regarder le film qui va commencer. Du poste émanent de langoureux gémissements, les images ne semblent pas être celles de « Sauvez Willy » et pourtant, c'est « Sauvez Willy » assure le lieutenant en se penchant sans ménagement au dessus de la jeune femme pour attraper le programme qu'il lui donne à lire. Grimaçante, Harriet constate que le prospectus annonce « Sautez Willy » !

 

 3H15GMT – WASHINGTON D.C.

Harm se rend à l'appartement de l'enseigne LANE afin de confronter sa connaissance des faits à la géographie des lieux. Il pénètre dans l'entrée sombre et en décampe immédiatement car se précipite sur lui en aboyant férocement le beau setter tacheté noir et blanc. Il rend alors visite à sa cliente en détention et lui demande pourquoi elle ne lui a pas d'emblée parlé de son chien. Blaze est un ancien de la brigade des stupéfiants et n'aime pas les uniformes. Ce soir, il aurait dû être à la garde de Madame HEIDEGER. Plus affirmatif qu'interrogatif, Harm souligne le caractère très protecteur de l'animal mais la jeune femme ne voit pas où il veut en venir ; En souriant, elle reconnaît que l'animal fait bien son travail, qu'il est mieux qu'un petit ami, sans rancune, loyal et...qu'il ne laisse pas la lunette des toilettes relevée ! Harm lui pose alors la question de façon directe : le soir du meurtre, pourquoi Blaze n'a-t-il pas protégé sa maîtresse du colonel HASAN ? Les souvenirs rejaillissent alors avec un peu plus de précision : le chien a bien grogné, montré les crocs contre cet uniforme, menaçant de surcroît mais l'homme a ouvert le réfrigérateur, il était dans la cuisine et a donné à manger au chien. Elle ne l'a pas vu mais elle l'a entendu, elle était dans sa chambre et c'est à ce moment là qu'elle s'est emparée de son arme. Elle se sent alors confortée dans sa thèse, la menace, elle savait qu'il allait lui faire du mal, qu'elle devait se défendre, se battre, le tuer !

 

 13H30GMT – QG DU JAG – FALLS CHURCH – VIRGINIE

Harriet se saisit de Bud et l’entraîne dans l'ascenseur où elle l'embrasse fiévreusement. Elle lui demande pardon pour la veille au soir, son départ précipité. Bud la rassure, elle est restée à ses côtés bien plus longtemps qu'espéré dans ce sale motel. La jeune femme a réfléchi à l'inconfort de cette situation et...la cabine s'arrête à un étage et des officiers montent. Elle propose au lieutenant de venir partager son appartement. L'idée le séduit autant qu'elle l'étonne. Il lui demande de confirmer. Elle annonce le dîner à sept heures en même temps que l'ascenseur s'arrête à nouveau. Des personne en descendent, dont Bud. Il s'aperçoit, un peu tard, que, très ému, il s'est trompé d'étage !

Il arrive dans le bureau de Mac et annonce les photos de la scène du crime. Harm, présent, s'en empare et remarque à voix haute que l'assiette est là, bien là, une assiette et pas un bol ni une écuelle. Le major s'étonne d'une telle réflexion et le capitaine lui fait part de son entrevue de la veille au soir avec l'enseigne LANE au sujet de la présence du chien. Harm commencerait-il à la croire ? Tiner les interrompt : l'Amiral demande à voir le capitaine. Il se lève en présentant ses excuses et quitte le bureau. Mac laisse éclater sa fureur devant Bud, elle en a assez d'être ainsi traitée par son supérieur qui lui en veut, la punit comme on sanctionnerait une adolescente qui aurait pris le volant après avoir bu. Le lieutenant suggère au major de dire clairement à l'Amiral tout ce qu'elle a sur le cœur et Mac acquiesce : furieuse, elle va aller lui dire ce qu'elle pense, elle est un marine's, un chien du diable et n'a pas à être ainsi reléguée. Il a bien de la chance de l'avoir et doit en prendre conscience. Bud essaie en vain de calmer sa supérieure, il lance un signal d'alarme mais rien n'y fait, elle ne changera pas sa détermination. Bud lui souhaite alors bonne chance et...elle le serre dans ses bras avant de filer chez l'Amiral.

Dans son bureau, ce dernier fait le point avec Harm de l'état d'avancement du dossier. Le capitaine allègue de l'état de choc post traumatique de sa cliente qui justifie la lenteur de son enquête, son sentiment très fort d'une menace qu'il convient encore d'étayer par une recherche de preuves précises et tangibles. L'Amiral s'impatiente, le gouvernement turc émet des pressions. Harm aborde alors la question de l'instinct auquel l'Amiral ne croit pas du tout quand Mac pénètre dans le bureau pour soutenir avec véhémence cette même thèse sous le regard ébahi du capitaine. L'Amiral lui fait remarquer qu'elle les interrompt mais Mac ne se laisse pas démonter, elle plaide sa cause, le fait qu'elle mérite sans doute d'être punie comme elle l'est depuis son retour au JAG mais que, pour l'heure, la défense de l'enseigne justifie qu'elle soit sur cette affaire. L'Amiral lui en veut toujours et lui demande si elle fait la différence entre initiative et insubordination. Fièrement, Mac pense que la première hypothèse est la bonne, aux deux hommes elle expose ce qu'est l'instinct féminin de conservation, ne pas aller seule au cinéma le soir, être toujours prête à transformer un trousseau de clés en arme au moment d'ouvrir une portière de voiture...Oui, elle connaît les détails de l’affaire parce que le capitaine lui en a parler. Il s'agit bien là d'un dossier qui requiert un point de vue féminin et de taire les querelles de personnes. Harm, timidement, soutient Mac. L'amiral accepte de se laisser fléchir, il les congédie mais suggère à Mac de ne plus user de cette méthode. En quittant le bureau, elle remercie Harm de son soutien.

 

 00H06GMT – APPARTEMENTS CHELSEA – WASHINGTON D.C.

Chez Harriet, l'ambiance est feutrée. Elle a cuisiné des lasagnes végétariennes et achève de dresser une table aux chandelles. Bud admire le décor et s'empare d'un drôle de petit jouet sur une étagère. Il s'agit d'un Hummel, celui-ci s'appelle « en chemin » et vaut près de 1000$. Un gant de cuisine à la main droite, Harriet se précipite pour le retirer des mains de Bud et le ranger avant qu'il ne le casse. Elle baisse l'intensité de la lumière et entreprend de lui retirer sa veste. Le lieutenant semble hésitant et la jeune femme s'en étonne ; il reparle des tests, les siens, négatifs....toujours négatifs. Harriet a oublié de lui donner les résultats des siens ! Ils sont bons également! Toujours équipée de son gros gant de cuisine, elle le dirige alors vers le canapé, le pousse dessus et se laisse tomber sur lui. Les lasagnes vont brûler mais ils se feront alors des surgelés....

Le même soir, Harm va chercher l'enseigne LANE en prison et l'en extrait pour une reconstitution. La jeune femme est très manifestement effrayée, elle aurait aimé la présence de Mac retenue à rechercher tout ce qu'elle pourra trouver sur le colonel HASAN. Le capitaine doit se montrer très convaincant pour rassurer sa cliente : elle est en sécurité avec lui.

 

 00H37GMT – GEORGETOWN – WASHINGTON D.C.

Harm pénètre le premier dans l'appartement sombre : il est prudent et s'enquiert de la présence du chien :Il est chez Madame HEIDEGER. Il remarque la collection de poupées de porcelaine et la jeune femme raconte sa vie d'errance quand, enfant, elle devait suivre son père de pays en pays. Comme elle ne pouvait pas se faire d'ami(e)s, à chaque étape il lui offrait une poupée. Elle a donc beaucoup d'amies aujourd'hui ? Non. Harm peut en devenir un. En a-t-elle autant besoin que de quelqu'un qui la croit ? Il veut la vérité et ils sont là pour la chercher. Il l'invite à refaire avec elle tous les gestes du soir du crime. Elle recommence donc à expliquer les deux coups de sonnette qui la tire précipitamment de sa douche et l'incite à ouvrir sa porte palière. Le colonel HASAN, dans son uniforme, se dresse devant elle. Elle referme la porte sans cependant la verrouiller pour aller de vêtir. Il entre à sa suite, prétextant l'inconvenance de demeurer à attendre sur son paillasson. A cet instant, non, elle n'a pas eu peur, elle s'est surtout sentie gênée de sa tenue face à cet homme important qui ne semblait pas de bonne humeur. Il est allé dans le salon et en a fermé la fenêtre. Harm l'interrompt : c'est la première fois qu'elle parle de ce détail. Elle l'avait omis mais elle en est certaine, la fenêtre est toujours ouverte parce que Blaze adore regarder dehors et HASAN l'a fermée. Puis il s'est dirigé vers la cuisine pour leur servir un verre de vin alors qu'elle allait dans sa chambre : elle a entendu un cliquetis métallique. De quoi s'agissait-il ? Elle ne saurait le dire mais elle a entendu un bruit. Harm lui demande alors pourquoi elle ne s'est pas sauvée, pourquoi elle n'est pas sortie par la porte de devant pendant que le colonel était dans la cuisine. Elle ne peut répondre à cette question, elle ne s'en souvient plus et la peur commence à monter. Elle savait qu'elle ne pouvait pas fuir et que le colonel ne la laisserait pas s'échapper. L'enseigne est maintenant dans sa chambre, sombre, elle est assise devant la fenêtre et il pleut dehors. Elle revoit alors le colonel HASAN s'avancer vers elle, une bouteille de vin à la main et la peur monte encore. Soudain, elle se met à crier qu'il n'avait pas le droit de pénétrer ainsi dans sa chambre, de la menacer, elle se lève et tente de s'enfuir, elle bouscule Harm qui la retient, la prend dans ses bras, la console et la calme doucement. Il la croit.

 

 13H24GMT – QG DU JAG – FALLS CHURCH – VIRGINIE

Harm cherche Bud. Mac ne l'a pas vu, pas plus qu'elle ne sait où est l'enseigne SIMMS. Le lieutenant arrive par l'escalier, l'enseigne par l'ascenseur, ils arborent tout deux un air coupable et se heurtent à Harm qui se demande ce qui leur arrive. Mac a vu la scène et deviné l'aventure. Harm doute et ils parient 20$. Mac entreprend alors de tourner autour de Bud à la recherche d'indices : un parfum de femme, un cheveu blond sur son uniforme bleu marine, une trace de rouge à lèvres sur la joue...elle l'interroge en lui défendant de mentir. En nage, le lieutenant bégaie et trouve un échappatoire dans l'arrivée de l'Amiral DRAKE. Il en profite pour s’échapper non sans avoir jeté un regard désespéré à Harm, impuissant. Mac réclame le dû de leur pari mais le capitaine en remet le paiement à plus tard, il vient de remarquer le capitaine IMES et le Secrétaire d'État à la Marine quitter le bureau de l'Amiral. Il s'y précipite. Son supérieur lui a-t-il dit tout ce qu'il savait de l'affaire. CHEGWIDDEN lui a en tout cas dit tout ce qu'il pouvait. Est-ce à dire que l'enseigne LANE est déjà condamnée quelque soit son intervention ? L'amiral le renvoie à faire confiance à la justice de son pays et à ses compétences. C'est bien ce qu'il entend faire et ne laissera personne l'expédier. Il plante là l'Amiral, satisfait de cet enthousiasme.

Il se rend à la maison d'arrêt interroger de nouveau sa cliente. Elle ne lui a pas dit qu'elle avait quitté son poste à l'ambassade depuis deux mois... non, elle ne lui en pas parlé, d'une part parce qu'elle pensait qu'il le savait, d'autre part, parce qu'elle pensait que cette demande de mutation concernait sa vie privée. Pourquoi ce changement d'affectation ? Parce qu'elle a rencontré divers problèmes avec le système et pensait qu'elle n'était pas à la hauteur. Lorsque son avocat souligne qu'elle a parfaitement adapté les systèmes informatiques des ambassades française et allemande, la jeune femme accuse l'obsolescence du système turque. HASAN lui en aurait-il voulu de son échec professionnel ? Elle en doute. Était-il en colère ? Peut-être. De nouveau, ces hésitations irritent le capitaine, il aurait besoin de solide pour étayer sa défense et l'enseigne LANE ne l'aide pas. A -t-elle appeler au secours, à l'aide ? Non...oui... elle hésite et la mémoire lui revient : elle l'a fait ou plutôt essayé de le faire, elle a essayé d'appeler la police mais n'y est pas parvenu. Il n'y a aucune trace d'un tel appel au dossier et l'enquête révèle que le téléphone était en état de fonctionnement. Cependant tout s'explique : le combiné du poste de la cuisine avait été décroché par le colonel et la tonalité s'en trouvait coupée sur les autres postes de la maison. C'est depuis ce combiné décroché qu'elle a pu entendre le colonel ouvrir le réfrigérateur et nourrir Blaze pour détourner son attention !

Le Secrétaire d'État à la Marine s'est déplacé au QG du JAG et fait part à l'Amiral CHEGWIDDEN de son mécontentement du fait des lenteurs qui entourent la résolution de l'affaire LANE. Il demande ce que recherche encore le capitaine RABB mais l'Amiral défend son subordonné et le travail d'avocat de la défense qu'il accomplit. Ça ne devait pas se passer ainsi mais ils doivent se soumettre aux conséquences crées par le secret dont ils ont voulu entourer le cas, secret opposé à RABB lui même. L'Amiral refuse aujourd'hui d'avouer à Harm que le gouvernement turc exige une condamnation : il a horreur de décevoir ses hommes. Le Secrétaire d'État se moque bien de ce qui peut être dit au capitaine, si le résultat escompté n'est pas obtenu, c'est L'Amiral lui -même qui aura des problèmes.

Harriet est à la bibliothèque et murmure à Bud, qui y arrive qu'ils sont au courant. Le lieutenant cherche la jeune femme qui se révèle dissimulée derrière des rayonnages, les manuels de droit maritime ! Bud la découvre enfin, non sans avoir déplacé quelques ouvrages et lui fait part de son inquiétude. Il prétend avoir vécu les pires instants de sa vie quand il a été interrogé par Mac, un marine's et commence à organiser sa défense autour du 5ème Amendement, la négation de tout fait délictueux faute de preuve dont la charge incombe à l'accusation. Harriet le calme et tente de le rassurer, elle est certaine que tout va bien se passer quand elle aura eu, avec le major, une discussion de femme à femme. Bud ne demande qu'à lui faire confiance et ne lui en est que plus admiratif. Il s'avance pour embrasser tendrement l'enseigne quand...survient l'Amiral ! Il se redresse précipitamment et renverse deux livres en déséquilibre. Harriet en profite pour s’éclipser mais son supérieur l'a vue ! Il regarde Bud d'un air dubitatif, lequel s'échappe également. L'Amiral a compris...il ne se réjouit pas encore, loin s'en faut !

Mac arrive dans le bureau de Harm avec des rapports d'expertise et des informations complémentaires. Pas une empreinte n'a été trouvée sur le combiné du téléphone de la cuisine, ni celles du colonel HASAN, ni celles de l'enseigne. Pour Harm, c'est clair, elles ont été essuyées. Mais Mac a plus, elle a appris que le colonel HASAN n'est en poste à son ambassade que depuis deux mois, il y a été affecté en remplacement de son prédécesseur, expulsé du territoire des États-Unis parce qu' accusé d'espionnage. Le capitaine commence alors à prendre la mesure de la dimension politique de son dossier : il évoque la possibilité qu'HASAN aurait continué le travail commencé, que sa cliente aurait découvert quelque chose dans le système informatique et que son supérieur aurait ainsi voulu s'en débarrasser, l'éliminer. Pour Mac, il va un peu vite en besogne, l'enseigne ne leur a absolument pas parlé d'aucune découverte qu'elle aurait pu faire en ce sens. Et si elle ne savait pas qu'elle savait, suggère Harm. Il est convaincu que la femme est la clé de toute l'affaire même si elle ne se doute de rien et qu'il convient d'obtenir sa remise en liberté pour provoquer la suite des événements.

 

 01H10GMT – CHAMBRE DE LA COUR – QG DU JAG

Le tribunal est réuni pour statuer sur la demande de remise en liberté de l'enseigne LANE et c'est la capitaine IMES qui représente l'accusation. Le juge relève qu'il n'existe aucune preuve allant à l'encontre des garanties de représentation fournies par l'accusé, et que, bien plus, il existe même un doute quant au bien fondé de son attitude criminelle. Il ordonne, en conséquence, sa remise en liberté immédiate assortie d'une assignation à résidence. Caroline IMES tente de s'opposer à cette décision en relevant les implications politiques de l'affaire mais le juge l'interrompt : la politique n'aura, pour lui, jamais aucune influence sur la liberté de quelqu'un, sa décision est irrévocable. Le soulagement est visible sur le visage de la jeune femme. Harm la raccompagne à son domicile et lui demande si le grognement qu'il vient d'entendre vient du chien ou de son estomac. Elle confesse que la cuisine de la prison n'a pas bonne réputation et il lui propose de faire livrer un dîner en provenance du restaurant chinois de l'angle de la rue. A ce moment un coup de feu claque et brise une vitre de l'appartement. Harm se jette sur Beth et la renverse à terre.

 

 2H55GMT – AU NORD D'UNION STATION – WASHINGTON D.C.

Harm a ramené Élisabeth LANE chez lui et lui sert un cognac. Elle tente de plaisanter en suggérant que l'attentat était dû à une petite amie jalouse du capitaine mais lui s'en veut : il a gagné sa remise en liberté mais n'a pas vu qu'il exposait alors sa vie ! Il est désormais convaincu que HASAN est derrière toute l'affaire et commence à l'interroger sur des découvertes informatiques qu'elle aurait pu faire mais l'enseigne ne peut pas l'aider, elle ne peut admettre qu'HASAN soit un espion.

L'Amiral CHEGWIDDEN s'étonne que Harm ait ainsi cru devoir ramener l'enseigne chez lui et lui reproche de traîner encore dans son enquête. Mac évoque alors leurs suspicions d’espionnage et l'Amiral se fâche : il a demandé à ce que l'affaire soit traitée en douceur et ce ne sera sûrement pas le cas si ses hommes commencent à accuser, sans preuve, un gouvernement étranger ! Harm lui tient tête et veut savoir si la politique doit l'emporter sur la vérité et la liberté d'une femme. L'Amiral lui demande simplement de trouver une autre théorie.

Dans le bureau de Harm, avec Mac, ils examinent les pièces. La bouteille de vin est un grand crû mais peut-être s'agit-il d'un cadeau. Il y a un seul emplacement vide dans le casier à bouteille : celle, sortie, était la seule de cette qualité. La bouteille est encore fermée ; le tire-bouchon est à portée de main, bien en évidence devant le casier. Harm montre alors à Mac la photo du corps de HASAN prise par la police : la bouteille est dans sa main droite, emballée dans un torchon....Mac a compris : elle était destinée à servir d'arme contre l'enseigne, elle aurait ensuite été remise en place, sans trace d'empreinte....

 

 16H20GMT – CHAMBRE DE LA COUR – QG DU JAG

Le capitaine IMES interroge l'enseigne LANE et lui présente une arme. Elle la reconnaît comme étant la sienne, elle lui a bien servi à tuer le colonel Behrouz HASAN. L'accusation tente de recueillir des faits objectifs constitutifs des menaces dont l'accusé se prétend victime, mais il n'y a eu ni coup, ni violences verbales ni même arme sortie. Finalement, le seul témoignage ridicule qu'elle obtient est le fait que....la victime décédée a nourri le chien de l'accusée ! Harm, doucement, passe à la contre-offensive. Il demande à sa cliente d'expliquer pourquoi elle n'a pas – semble-t-il – chercher à s'enfuir : il lui fait décrire toutes les issues possibles. La fenêtre ? L'appartement est situé au troisième étage. La porte d'accès à l'escalier de secours ? Elle est toujours verrouillée et la clé était dans son sac à main, lui même dans la cuisine où se tenait HASAN. La porte d'entrée principale, alors ? Elle était fermée et sans doute pas verrouillée, en tout cas la clé demeure en permanence dans la serrure, en cas d'urgence. Harm relève, en cas d'urgence... ? Mais, là, ne s'agissait-il pas d'une urgence ? L'enseigne LANE acquiesce et ne comprend pas où son avocat veut en venir. Il poursuit : la porte était-elle déverrouillée et la clé de cette porte était-elle dans la serrure au moment de l'arrivée de la police ? Non ! L'enseigne a dû aller chercher son trousseau de secours ! Elle identifie alors le cliquetis métallique qu'elle a entendu dans son dos alors qu'elle se rendait dans sa chambre : c'était HASAN qui verrouillait cette issue ! Le capitaine IMES objecte mais Harm n'a aucun mal à prouver sa conclusion : il remet au juge la liste des effets personnels trouvés sur le cadavre, y figure le trousseau de clés de l'enseigne LANE. L'avocat n'a ensuite plus aucun mal à décrire la scène du crime et le déroulement tragique des faits, aucune issue de secours accessible et une bouteille de vin emballée dans un torchon en guise d'objet contondant. A ce stade, Mac ne peut réprimer un sourire, elle sent, elle sait que son partenaire va plaider l'intuition, l'instinct de survie et elle ne se trompe pas, il reprend presque mot pour mot la thèse qu'elle a exposée dans le bureau de l'Amiral quelques jours auparavant.

A la sortie du tribunal, Harm se réjouit du succès avec sa cliente mais s'inquiète de la menace qui pèse toujours sur elle. Elle lui assure qu'elle va prendre quelques jours de repos mais il l'invite à dîner pour le soir même, dix-neuf heures trente, chez lui ; elle se fait un peu tirer l'oreille mais ne lui dit pas franchement non.

Le soir, alors que tout est prêt et qu'il l'attend, il tente de lui téléphoner : le numéro demandé n'est plus attribué...Intrigué, il se rend au JAG où il trouve Bud retenu par des recherches pour l'Amiral. Il ne trouve aucun fichier informatique au nom de l'enseigne. Bud étend la recherche, il ne trouve rien non plus, la dernière manœuvre consiste à consulter le rôle du tribunal du jour : la jeune femme ne figure même pas sur la liste des personnes jugées ! Arrive l'Amiral qui ordonne à Harm de le suivre dans son bureau. Là, il avoue que l'enseigne LANE n'existe pas, qu'elle est un agent des renseignements de la Marine qui travaillait sous couverture pour infiltrer des réseaux d'espions à WASHINGTON. En gagnant le procès, Harm a détruit tout un réseau, un long travail d'infiltration. Le capitaine n'est pas content, il a risqué sa vie pour sa cliente et ne savait pas qu'il n'était qu'un pion. L'Amiral lui concède l'inélégance de toutes ces dissimulations mais avoue lui-même ne même pas connaître la véritable identité de la personne qu'ils viennent de défendre.

Harm retourne à l’appartement. Il est complètement vidé. Il reste un moment interdit quand arrive une grande et très belle femme en civil, longs cheveux blonds sur les épaules : c'est l'enseigne LANE. Il lui demande pourquoi elle est là. Elle ne répond pas, mais son regard en dit long, d'habitude elle part sans se retourner !

 

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mamynicky, Avant-hier à 12:02

'Jour les 'tits loups ! Monk vous attend avec un nouveau sondage. Venez nous parler de vos phobies sur le forum.

quimper, Avant-hier à 18:12

Sherlock vient de publier une nouvelle Interview de Baker de Street. Notre invitée de juin : bloom74. Bonne lecture

Aloha81, Hier à 14:45

Aloha ! Nouvelle PDM et le nouveau calendrier est arrivé sur le quartier Magnum P.I. !

ShanInXYZ, Hier à 18:21

Nouveau mois sur le quartier Doctor Who : Calendrier, PDM spéciale Matt Smith, Survivor, etc... Passez voir le Docteur

sanct08, Aujourd'hui à 12:18

Hello, une nouvelle animation vient de débuter sur X-Files et on cherche des candidats pour une anim sur Le Caméléon :=)

Viens chatter !